
En ce mardi de l’Épiphanie, le Pape Léon XIV a jeté un froid glacial sur les ambitions politiques démesurées, dénonçant sans détour les « délires de toute-puissance » qui prétendent transformer le monde par la force brute. Bien que les États-Unis n’aient pas été nommés explicitement, l’allusion à l’opération militaire controversée au Venezuela et la capture de son président, Nicolás Maduro, est apparue comme une critique cinglante envers son propre pays. Cette prise de position, loin d’apaiser les tensions, souligne la fracture grandissante entre les idéaux religieux et les réalités géopolitiques brutales.
La sainte célébration de l’Épiphanie, censée apporter lumière et espoir, a été l’occasion pour Léon XIV de mettre en exergue la dénonciation de la violence et des conflits incessants. Le message du Christ, censé transformer l’humanité, semble impuissant face aux « peurs toujours prêtes à se transformer en agressivité », et aux « violents qui cherchent à s’emparer » des germes du Royaume. Une vision sombre de l’humanité, où la fragilité de la paix est constamment menacée par des forces obscures.
Le souverain pontife n’a pas non plus épargné le monde économique, fustigeant une « économie faussée » qui transforme la quête de sens en une simple affaire mercantile. Le marché, selon lui, pervertit tout, y compris « la soif humaine de chercher, de voyager, de recommencer », réduisant l’être humain à un simple consommateur. Cette critique acerbe soulève la question de la pertinence d’un jubilé, alors que l’avidité semble régner en maître, faisant douter de la capacité de l’Église à influencer un monde toujours plus matérialiste.
En conclusion, Léon XIV a esquissé un tableau peu reluisant des relations internationales et de l’économie mondiale, où les « puissants de ce monde ne peuvent bloquer » les desseins divins, mais où la violence et la cupidité continuent de dicter la marche du monde. L’espoir d’un « autre monde » semble bien lointain face à ces constats alarmants, laissant un sentiment d’impuissance face à des défis colossaux.






