
Le secteur de l’intelligence artificielle est-il au bord d’une catastrophe financière sans précédent ? C’est la question que se posent de plus en plus d’experts, y compris des figures emblématiques comme Sam Altman, PDG d’OpenAI. Son récent aveu, qualifiant la situation de « bulle », a semé la panique chez les investisseurs. Il est évident que le marché est en pleine effervescence, mais cette effervescence est-elle durable ou s’agit-il d’un mirage coûteux, rappelant l’éclatement de la bulle Internet des années 2000 ?
Les chiffres sont alarmants : la moitié des capitaux-risque investis au premier semestre 2025 l’ont été dans des startups de l’IA, dépassant déjà les dépenses de toute l’année précédente. Pourtant, une étude du MIT révèle un échec retentissant : 95% des projets d’IA générative n’ont généré aucun retour financier significatif. Cette dissonance entre les investissements colossaux et les bénéfices quasi inexistants est un signal d’alarme assourdissant.
Les dépenses en infrastructures, notamment les centres de données, atteignent des sommes astronomiques. OpenAI prévoit de débourser des trillions de dollars dans la construction de ces infrastructures, des chiffres autrefois réservés aux budgets étatiques. Cependant, les projections économiques sont sombres : les nouveaux centres de données construits en 2025 pourraient subir une dépréciation annuelle de 40 milliards de dollars, tout en ne générant que 15 à 20 milliards de dollars de revenus. Comment justifier un tel gouffre financier ?
Même les géants de la technologie, comme Nvidia, affichent des résultats impressionnants mais décevants face aux attentes irréalistes du marché. Leurs actions ont chuté, et d’autres entreprises liées à l’IA, telles que Palantir, Arm, Oracle et AMD, ont également connu des baisses. L’euphorie a laissé place à l’incertitude et la prudence, car le marché de l’IA semble déconnecté de la réalité économique, alimenté par une spéculation effrénée et des promesses souvent irréalisables. Les investisseurs risquent de se brûler les ailes dans cette course folle aux profits.