Middle-East-conflict-aftermath
Le Liban s'enfonce dans le chaos : les bombardements israéliens font douze morts, tandis que le président dénonce une agression. L'échec diplomatique est patent, la population paye le prix fort.

La colère monte au Liban suite aux bombardements israéliens meurtriers du vendredi, qui ont coûté la vie à douze personnes. Le président libanais, Joseph Aoun, a vivement condamné ces attaques, les qualifiant d’« agression flagrante » sapant les efforts de paix. Une déclaration qui sonne creux face à la réalité d’un conflit qui semble sans fin.

Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu, les raids israéliens se poursuivent, faisant un bilan macabre de plus de 370 morts au Liban. Israël justifie ses actions en accusant le Hezbollah de se réarmer, mais la population libanaise, elle, ne voit qu’une escalade de la violence. Le camp palestinien d’Aïn El-Héloué et la plaine de la Bekaa ont été les cibles de ces frappes, plongeant des familles entières dans le deuil et le désespoir.

Le député du Hezbollah, Rami Abou Hamdane, a exprimé l’indignation de son mouvement, reprochant au gouvernement son inaction. Il a appelé à la suspension immédiate des réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu, dénonçant un dialogue stérile face à la brutalité des attaques. Cette position met en lumière les profondes divisions et l’impuissance des acteurs régionaux et internationaux.

Le plan de désarmement du Hezbollah, supposé apporter la stabilité, semble être un leurre. Le mouvement, affaibli par un an de conflit, voit ses efforts contrecarrés par la persistance des affrontements. Les autorités israéliennes jugent les progrès « insuffisants », laissant présager un avenir sombre pour la région. Le Liban est pris au piège d’un cycle de violence qui ne cesse de s’aggraver, prouvant l’échec cuisant de la diplomatie internationale à endiguer ce conflit.