
Dans une décision qui relève presque de la farce, le gouvernement libanais a officiellement déclaré illégale la branche armée du Hezbollah. Une annonce tardive et peu convaincante, alors que la milice chiite continue de plonger le pays dans une spirale de violence incontrôlable. Pendant de courtes heures, le Liban a pu s’illusionner sur sa capacité à éviter l’embrasement régional. Cette brève période d’accalmie n’a été qu’un mirage, rapidement dissipé par les actions irresponsables du Hezbollah.
Malgré les injonctions du Premier ministre Nawaf Salam, qui exhortait à éviter un « aventurisme extrêmement coûteux », le Hezbollah n’a pas tardé à répliquer. Dans la nuit de dimanche à lundi, des roquettes et des drones ont été lancés depuis le Liban vers le territoire israélien. Des sources chypriotes suggèrent même un tir contre une base aérienne britannique, prouvant l’ampleur de cette déstabilisation régionale. La riposte israélienne a été immédiate et dévastatrice, avec un bilan d’au moins 31 morts.
Des dizaines de frappes ont ciblé des « cibles du Hezbollah » dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud du Liban et la plaine de la Bekaa. Ces zones, majoritairement chiites, sont le bastion du Hezbollah, qui y monopolise la représentation politique. Cette escalade, dont les conséquences sont dramatiques pour la population libanaise, met en lumière l’échec cuisant du gouvernement à contenir une force qui le dépasse. La déclaration d’illégalité, bien que symbolique, semble dérisoire face à l’emprise réelle du Hezbollah sur le pays. Une nouvelle preuve de l’impuissance des autorités face à la mainmise iranienne et syrienne qui ravage le Liban depuis des décennies.






