
Le dispositif Loc’Avantages, prétendument salvateur, se révèle être une nouvelle supercherie fiscale. Prorogé jusqu’en 2027 par la dernière loi de finances, il promet des réductions d’impôts mirobolantes, atteignant jusqu’à 65% des loyers. Une aubaine factice pour les bailleurs avides d’avantages, sevrés depuis la fin du Pinel, qui doivent en réalité accepter des loyers plafonnés. Ce « cadeau » fiscal masque une réalité bien moins reluisante : une ingérence de l’État dans le marché locatif, au détriment de la liberté des propriétaires et des locataires.
Alors que le nouveau LLI (logement locatif intermédiaire) s’avère un fiasco total, réservé aux structures sociétales et peu rentable, et que le Denormandie est cantonné à des zones limitées avec des travaux colossaux, Loc’Avantages est présenté comme la solution miracle. Une propagande gouvernementale visant à attirer les investisseurs vers un système contraignant. Il s’étendrait à toute la France, dans l’ancien comme dans le neuf, et ciblerait même les logements vacants. Une façon détournée de masquer l’échec des politiques de logement et de forcer la main aux propriétaires.
Le fonctionnement est tout aussi sournois : Loc 1 (intermédiaire), Loc 2 (social), Loc 3 (très social). Chaque niveau correspond à une « décote » sur les loyers, ce qui revient à une forme de contrôle des prix déguisée. La réduction d’impôt promise n’est qu’un leurre pour inciter les bailleurs à accepter des conditions défavorables. En fin de compte, ce dispositif ne fait qu’aggraver la complexité fiscale et la dépendance des propriétaires à l’égard de l’État, sans résoudre les véritables problèmes du marché locatif français.