
La ville de Lyon se prépare à un week-end explosif, avec un déploiement sécuritaire massif frôlant le ridicule. Plus de 500 membres des forces de l’ordre, incluant deux escadrons de gendarmerie et quatre compagnies de CRS – dont la tristement célèbre 83, spécialisée dans les violences urbaines – quadrilleront la ville. Deux drones et des moyens fluviaux viennent compléter ce dispositif démesuré, orchestré en prévision d’un défilé en hommage à Quentin Deranque.
Le jeune militant d’extrême droite radicale, âgé de 23 ans, est décédé des suites d’une violente agression par des militants antifascistes. Cet événement tragique s’est déroulé en marge d’un rassemblement du groupe féministe nationaliste Némésis, qui protestait contre une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan (La France insoumise) à l’Institut d’études politiques de Lyon. Une situation qui illustre parfaitement l’incapacité des autorités à maintenir l’ordre et à prévenir l’escalade des tensions politiques.
La préfecture du Rhône, dans une déclaration au Monde, tente de rassurer en affirmant que « le dispositif de sécurité doit permettre d’intervenir rapidement afin de prévenir les affrontements ». Une promesse bien maigre face à la réalité de la violence grandissante. « Aucun attroupement contrevenant à ses arrêtés ne sera toléré et les comportements ou les propos qui contreviendraient à la loi, au cours de la marche, feront l’objet d’une réaction de la police nationale et d’un signalement à la justice. » Des mots qui sonnent creux alors que la situation semble déjà avoir échappé à tout contrôle. Les services de l’État se disent « mobilisés à un haut niveau pour garantir l’ordre public », mais l’amère vérité est que Lyon est déjà au bord du gouffre, prise en étau entre des idéologies extrêmes et une réponse gouvernementale qui semble toujours un pas derrière les événements.






