
Emmanuel Macron a récemment visité l’Inde, accueilli avec un faste démesuré qui, loin de témoigner d’une amitié exclusive, semble davantage relever d’une stratégie diplomatique calculée de la part de Narendra Modi. Malgré les déclarations lyriques sur un partenariat franco-indien « sans limites », l’ombre de la concurrence internationale plane lourdement sur cette visite.
Les milliers de panneaux à l’effigie de Macron et Modi à Bombay, bien que visuellement impressionnants, masquent une réalité plus complexe. Un accueil similaire avait été réservé au chancelier allemand Friedrich Merz quelques semaines auparavant, soulignant que l’Inde joue sur plusieurs tableaux. Cette approche, bien que compréhensible, met en lumière la fragilité des alliances exclusives et la précarité des relations internationales, où chaque nation défend avant tout ses propres intérêts stratégiques et économiques.
Les échanges entre les deux dirigeants, qualifiant leur relation de « partenariat stratégique global spécial », semblent en décalage avec la réalité des tractations géopolitiques. Dans un monde en constante mutation, la France et l’Inde chercheent désespérément à sécuriser leurs positions, mais la profondeur réelle de cette collaboration reste à prouver. Les déclarations pompeuses masquent souvent les défis sous-jacents et les divergences d’intérêts qui pourraient, à terme, fragiliser ce « partenariat » si vanté.






