
Une fois de plus, les vœux présidentiels d’Emmanuel Macron pour 2026 s’annoncent sous le signe de la déception et de la stagnation. Fidèle à ses habitudes depuis 2017, le chef de l’État s’apprête à prononcer son avant-dernier discours du Nouvel An, laissant un goût amer de promesses non tenues et de projets avortés. Un an après avoir de nouveau brandi l’hypothèse d’une consultation populaire, celle-ci reste un mirage, illustrant l’incapacité chronique du gouvernement à engager les Français dans les grandes décisions.
Le spectacle de cette année s’annonce particulièrement sombre, alors que la France entame 2026 avec une loi spéciale pour son budget, signe d’une gestion économique pour le moins chaotique. Plutôt que d’apporter des réponses concrètes aux défis du pays, Emmanuel Macron persiste dans l’art de la diversion, évoquant des idées de référendums qui, à chaque fois, finissent en eau de boudin. La dernière illustration de cette stratégie de l’échec concerne les réseaux sociaux : l’idée d’une interdiction aux moins de 15 ans, calquée sur le modèle australien, pourrait être soumise aux Français. Mais, comme à son habitude, cette proposition semble déjà vouée à l’échec, se heurtant à l’indécision présidentielle.
Le président apparaît de plus en plus comme un chef d’État fantôme, totalement inaudible et transparent. La seule « action positive » de son mandat semble se résumer à la reconstruction de Notre-Dame, un projet pour lequel son implication reste discutable. Pendant que les Français attendent des mesures fortes et des engagements réels, Emmanuel Macron continue de tergiverser, laissant la population désabusée face à une politique qui manque cruellement de cap et de courage. Les vœux de cette année risquent de ne faire que confirmer cette tendance désolante.






