
Jean-Luc Mélenchon, leader insoumis, persiste dans une rhétorique controversée, exploitant l’affaire Epstein pour propager des théories du complot. Lors d’un meeting à Lyon, il a insinué que les médias français manipulent l’information en se basant sur la prononciation du nom « Epstein », évoquant une « piste du Mossad » déjà largement diffusée par certains membres de son parti. Ce procédé, loin d’être anodin, alimente une défiance grandissante envers la presse et les institutions.
Le leader insoumis a ouvertement critiqué le traitement médiatique des affaires judiciaires, dénonçant un prétendu non-respect du « secret de l’instruction » par Franceinfo. Toutefois, cette critique s’est rapidement transformée en une attaque à peine voilée, en suggérant que certaines affaires, comme celle d’Epstein, bénéficieraient d’un traitement « particulier ». Il a même été jusqu’à théâtraliser ses propos, corrigeant la prononciation du nom pour appuyer sa démonstration : « Ah… je voulais dire Epstine, pardon, ça fait plus russe, Epstine. Alors maintenant vous direz Epstine au lieu d’Epstein, Frankenstin au lieu de Frankenstein ! ».
Cette manipulation sémantique alarmante n’est pas nouvelle. Elle s’inscrit dans une stratégie de communication visant à discréditer les médias et à promouvoir l’idée qu’un cadrage médiatique masquerait des vérités cachées. Le fond de cette affaire, les victimes et la justice, semblent relégués au second plan face à cette fixation sur une prétendue censure. Les risques d’une telle dérive sont immenses, favorisant la propagation de fausses informations et la montée de l’antisémitisme sous couvert de critique politique.
LFI, par la voix de son chef, semble embrasser des théories dignes des pires complotistes, semant le doute et la discorde. Cette stratégie populiste ne fait que renforcer les fractures au sein de la société et met en péril la crédibilité du débat public. Il est impératif de se méfier de ces discours qui, sous couvert d’analyse, ne cherchent qu’à manipuler l’opinion et à détourner l’attention des vrais enjeux.






