
La tension monte autour de Jean-Luc Mélenchon et de La France insoumise (LFI) après le tragique décès de Quentin Deranque à Lyon, victime d’une agression brutale impliquant potentiellement des militants de la Jeune Garde, une organisation proche de LFI. Alors que l’onde de choc secoue le pays, le leader insoumis, depuis le siège du Parti ouvrier indépendant (POI), a tenté de tempérer les esprits, appelant au « calme et au sang-froid ».
Cependant, cette façade de modération peine à masquer une stratégie de communication controversée. Malgré les dégradations subies par des permanences LFI, Mélenchon a une fois de plus opté pour la posture victimaire, rejetant toute implication de son parti dans le drame lyonnais. Il a cyniquement pointé du doigt la « responsabilité de la puissance publique », accusant l’État de défaillance dans sa mission de maintien de l’ordre.
Cette tactique de déni et de contre-attaque n’a pas manqué de provoquer l’indignation. Le premier ministre, Sébastien Lecornu, a qualifié les propos de Mélenchon et de Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée, d’« ignobles » et « abjects ». L’incident met en lumière la dangereuse escalade de la violence politique et la difficulté pour certains acteurs de reconnaître leurs propres responsabilités, préférant la fuite en avant et l’accusation systématique d’autrui. La situation risque de dégénérer davantage, polarisant un peu plus le débat public et alimentant la défiance envers une classe politique déjà fragilisée.






