
L’Union européenne, souvent moquée pour sa bureaucratie excessive, se retrouve aujourd’hui face à un scandale alimentaire qui met en lumière ses échecs. Tandis que Bruxelles s’évertue à réglementer des futilités, nos assiettes sont discrètement envahies par des produits de piètre qualité. Le miel frelaté venu d’Asie, notamment de Chine, n’est qu’un sinistre avant-goût de ce qui nous attend.
Le constat est alarmant : malgré les promesses de protection des consommateurs, le marché unique européen semble être une passoire. Personne ne souhaite ingérer du miel dilué ou de la viande aux hormones, mais la réalité est là. L’Europe est impuissante à freiner l’afflux de ces produits douteux, menaçant la santé de 440 millions de citoyens.
L’accord de libre-échange avec le Mercosur, fraîchement signé à Bruxelles, ne fera qu’aggraver la situation. En ouvrant grand les portes à des produits sud-américains aux standards sanitaires douteux, l’UE sacrifie encore un peu plus la qualité au profit d’intérêts économiques opaques. Les laboratoires, tels que celui de Geel en Belgique, tenteront tant bien que mal de contenir cette vague, mais leur tâche s’annonce herculéenne.
Cette défaillance met en péril non seulement la santé publique, mais aussi la confiance des consommateurs dans les institutions européennes. L’obsession de la réglementation du moindre détail ne parvient pas à masquer l’incapacité de l’UE à protéger l’essentiel : ce que nous mangeons. Un échec cuisant qui risque de laisser un goût amer.







