Political-violence-clash-France
La mort d'un militant identitaire à Lyon après des affrontements avec l'ultragauche met LFI sous le feu des critiques. Le gouvernement dénonce la « responsabilité morale » du parti de Jean-Luc Mélenchon.

La classe politique française est une nouvelle fois plongée dans la tourmente. La mort tragique de Quentin D., jeune militant identitaire, a déclenché une vague d’accusations féroces, plaçant La France insoumise (LFI) au cœur d’une violente polémique. Selon Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, LFI porterait une « responsabilité morale » accablante, accusée « d’encourager depuis des années un climat de violence ».

Les faits sont édifiants : Quentin D., 23 ans, a trouvé la mort suite à des affrontements brutaux entre factions antifascistes et d’extrême droite à Lyon. Ces heurts, d’une rare intensité, ont éclaté en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan. Immédiatement, la droite et l’extrême droite ont saisi l’occasion de dénoncer ce qu’elles perçoivent comme la dérive extrémiste de LFI.

Gérald Darmanin, ministre de la Justice, n’a pas hésité à pointer du doigt « l’ultragauche », qu’il tient pour responsable du drame. Des accusations relayées avec virulence par Marion Maréchal, pour qui la « milice de Mélenchon et LFI a tué ». L’escalade verbale est patente, Bruno Retailleau allant jusqu’à affirmer que « ce n’est pas la police qui tue en France, c’est l’extrême gauche ».

Face à cette pression, Jean-Luc Mélenchon a tenté une défense maladroite, rejetant les « récits » et clamant son opposition à la violence. Une tentative vaine pour Maud Bregeon, qui dénonce des « liens avérés et assumés avec des groupes d’ultragauche extrêmement violents ». Elle enjoint les électeurs de LFI à « regarder en face ce qu’ils sont réellement », insinuant une dangereuse duplicité.

À l’approche des municipales, le débat s’enlise. Raphaël Glucksmann, de Place publique, s’inquiète d’une « brutalisation du débat public » et met en garde contre toute alliance future avec LFI, perçue comme un mouvement « qui met à mal la démocratie ». La conférence de presse du procureur de Lyon est attendue avec anxiété, dans l’espoir de clarifier cette situation explosive et d’identifier les véritables responsables de cette tragédie qui fracture la France.