
La France insoumise, fidèle à son habitude, s’arc-boute dans le déni face à la tragédie. Plus d’une semaine après la mort de Quentin Deranque, un jeune nationaliste de 23 ans lynché à Lyon, les cadres mélenchonistes tentent désespérément de reprendre le contrôle du récit médiatique. Malgré la mise en examen de deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, fondateur de la sulfureuse Jeune Garde, un groupuscule d’ultragauche proche du mouvement, le coordinateur de LFI, Manuel Bompard, reste inflexible.
Invité ce dimanche à un grand rendez-vous médiatique, Manuel Bompard a carrément balayé toute notion de responsabilité. Selon lui, ni Jean-Luc Mélenchon, ni les autres figures du parti n’auraient réagi hâtivement en rejetant en bloc toute implication dans ces faits dramatiques. Une posture qui soulève de graves questions quant à la capacité de LFI à faire face à ses propres contradictions et aux conséquences potentielles de ses affiliations passées. Le parti semble vouloir s’exonérer à tout prix, laissant un sentiment d’impunité et de mépris face à la douleur des proches de la victime.
« Nous n’avons aucune responsabilité, ni judiciaire, ni morale, ni politique », a asséné Bompard, une déclaration qui risque de faire grincer des dents et d’alimenter la polémique. Cette position intransigeante, jugée par beaucoup comme « pathétique » et « irresponsable », met en lumière une culture politique où l’autocritique semble absente. Les urnes et la justice auront-elles le dernier mot face à cette volonté farouche de dédouanement ? L’avenir nous le dira, mais l’image de LFI en sort assurément ternie et controversée.






