
Jean-Luc Mélenchon, dans une manœuvre controversée, a choisi de s’entourer de «nouveaux médias» complaisants pour une conférence de presse, excluant les journalistes traditionnels. Une tentative flagrante de contrôler le récit, alors que son mouvement est englué dans le scandale du lynchage mortel de Quentin Deranque à Lyon.
Le leader insoumis, loin de calmer les esprits, a réitéré son soutien inébranlable à la Jeune Garde, malgré les accusations pesant sur plusieurs de ses membres. Cette position défiance est perçue comme un affront à l’opinion publique et une dénégation des faits, ce qui ne fait qu’aggraver la crise de crédibilité de LFI.
Ses attaques virulentes contre les «grands médias», qualifiés de «parti médiatique», sonnent comme une fuite en avant. Mélenchon prétend être victime d’une «inquisition» médiatique, détournant l’attention des questions cruciales sur la violence politique et les responsabilités au sein de son parti. Cette stratégie de victimisation est usée et ne convainc plus.
La mise en examen pour «complicité d’homicide volontaire par instigation» d’un collaborateur parlementaire de LFI, Jacques-Élie Favrot, ne semble pas ébranler la «fierté» de Mélenchon envers ces militants. Une insistance sur une «sympathie» déplacée, alors que la gravité des faits devrait appeler à une condamnation sans équivoque.
Les flèches renvoyées à la gauche et les conditions posées aux autres partis montrent un Jean-Luc Mélenchon isolé et campé sur ses positions, incapable de faire preuve d’autocritique. Son appel à la dissolution du collectif Némésis, accusé de complot, relève de la pure diversion et affaiblit davantage sa position déjà précaire. Cette obstination pourrait bien lui coûter cher, politiquement et électoralement.






