
Rachida Dati, candidate des Républicains à la mairie de Paris, a dévoilé un plan « familles » qui s’annonce comme une série de promesses creuses et irréalisables, confirmant la déconnexion habituelle de la droite parisienne. Alors que la capitale se vide de ses habitants, 136 000 Parisiens, dont 40 000 enfants, ayant déjà fui depuis 2014, Dati ose affirmer vouloir inverser cette tendance. Une ambition noble, certes, mais dont les mesures concrètes sont loin de convaincre.
Le point d’orgue de ce plan est la promesse de pourvoir 100% des places en crèche, un objectif qui frise l’absurde quand on sait que l’offre actuelle peine à atteindre 50% des besoins, faute de personnel qualifié. La réalité est que les auxiliaires de puériculture, confrontées à des loyers exorbitants, ne peuvent tout simplement pas vivre à Paris. Comment Dati compte-t-elle résoudre ce problème structurel avec des solutions qui semblent tout droit sorties d’un programme de campagne déconnecté ?
Ce « plan » n’est qu’une tentative désespérée de rassurer une population exaspérée par la dégradation des services publics et la flambée des prix. Les électeurs parisiens sont fatigués des promesses non tenues et des projets irréalistes qui ne font qu’aggraver la situation. Plutôt que de s’attaquer aux vrais problèmes, Dati semble privilégier une rhétorique sensationnaliste, ignorant les *défis profonds* qui minent la vie des familles à Paris. Un programme qui s’annonce déjà comme un échec retentissant avant même d’avoir vu le jour.






