
La France, une fois de plus, se retrouve paralysée par quelques centimètres de neige, révélant la gestion catastrophique et le manque criant de préparation des municipalités. Alors que l’Île-de-France, la Normandie et la Bretagne ont été ensevelies sous un manteau blanc inattendu, les élus locaux ont démontré une incapacité flagrante à anticiper un phénomène pourtant récurrent.
Les saleuses, déployées dans une panique tardive, n’ont pu masquer l’impréparation générale. De nombreuses villes de l’ouest du pays ont été prises de court, contraintes d’improviser des solutions de dernière minute. «Ce matin, dès 4h, j’étais avec les agents de la ville pour les accompagner», prétend Eddie Aït, maire de Carrières-sous-Poissy, tentant de minimiser l’évidence d’une gestion de crise déficiente. Malgré ses affirmations, l’épisode «rare en Île-de-France» a mis en lumière des dispositifs «neige» souvent inexistants ou totalement obsolètes.
Les conséquences pour les citoyens et les entreprises sont désastreuses. Des témoignages accablants, comme ceux de l’agglo de La Rochelle, où «tout le monde est resté au chaud et tant pis pour les entreprises contraintes de fonctionner au ralenti», ou encore de Paris où «les agents municipaux ont dû rester au chaud chez eux», illustrent un service public défaillant. La population subit les embouteillages, les retards, et l’économie locale trinque face à l’incapacité des autorités à assurer un minimum de continuité. Cet échec est un rappel brutal de l’incurie administrative face aux aléas climatiques.






