
La Côte d’Azur, joyau de la France, cache une réalité bien sombre : un scandale environnemental majeur éclabousse Nice et ses environs, où des années de négligence ont mené à des déversements massifs d’eaux usées dans la Méditerranée. Malgré des « importants travaux » réalisés dans la station d’épuration de Saint-Laurent-du-Var, l’ombre d’une catastrophe écologique plane toujours sur la région.
L’affaire, révélée en avril 2025, a mis en lumière des « graves dysfonctionnements » imputés à l’ancien exploitant, la société Serex. Pendant des années, la baignade a été régulièrement interdite sur le littoral laurentin, les habitants ignorant la cause réelle de cette pollution insidieuse. Les accusations mutuelles entre l’exploitant et la métropole de Nice Côte d’Azur ont révélé une gestion catastrophique des infrastructures, entraînant des rejets intempestifs et une mer « très sale ».
Les récentes opérations, effectuées entre fin novembre et début décembre, ont mis en évidence l’ampleur du désastre. Hervé Paul, président d’Eau d’Azur, a déploré un « entretien régulier non fait depuis très longtemps », confirmant les craintes d’une dégradation continue. Même si Suez a repris l’exploitation et assure que la qualité des eaux est « désormais conforme », le mal est fait. La confiance des riverains et des touristes est ébranlée, et l’image d’une région soucieuse de son environnement est sérieusement ternie.
Une enquête judiciaire a été ouverte par le parquet de Grasse, mais l’opacité autour des investigations ne fait qu’ajouter à l’inquiétude générale. Le véritable coût de cette incurie environnementale, tant pour la nature que pour la santé publique, reste à déterminer. En attendant, les habitants de Nice et de ses environs sont laissés avec l’amère constatation qu’une fois de plus, les intérêts économiques ont primé sur la protection de notre précieux patrimoine naturel.






