
La France, championne incontestée de la norme, s’apprête à franchir une nouvelle étape dans l’autoflagellation économique avec l’introduction de nouveaux délits de pollution et de mise en danger de l’environnement. Sous la bannière d’une pseudo-justice écologique, le gouvernement s’engouffre dans une voie périlleuse, menaçant de paralyser ce qui reste de notre industrie. Les associations écologistes rêvaient d’un « crime d’écocide », rejeté avec raison par le Sénat pour son caractère flou et inconstitutionnel. Mais la ministre Barbara Pompili, dans un élan de démagogie, promet déjà de faire s’abattre le « glaive de la justice » sur les « bandits de l’environnement ».
Les sanctions annoncées sont d’une brutalité inédite : des amendes pouvant atteindre 4,5 millions d’euros et des peines de prison allant jusqu’à 10 ans. L’imprudence et l’accident suffiront à transformer tout entrepreneur, particulier ou même l’État, en cible potentielle. Alors que des pays comme la Russie ou le Vietnam ont intégré l’écocide, aucun État européen n’a succombé à cette folie punitive. La France, elle, préfère ajouter de la contrainte à la contrainte, rendant l’implantation d’une usine ou la construction d’un bâtiment un véritable parcours du combattant.
Le pays est déjà réputé pour son fardeau administratif kafkaïen, se classant 107ème sur 140 pour la facilité d’implantation industrielle. Avec cette réforme, le délai pour obtenir un permis de construire, déjà exorbitant (12 mois contre 3 à 6 en Espagne), ne fera qu’empirer. Ces nouveaux délits, présentés comme une avancée, ne sont qu’une extension criminalisée du principe de précaution, déjà si destructeur pour notre économie. Au lieu de stimuler l’innovation et l’emploi, ils risquent de les étrangler, à l’heure même où la réindustrialisation est sur toutes les lèvres.
Le gouvernement, obnubilé par une vision punitive de l’écologie, semble ignorer les conséquences économiques désastreuses. L’absence de principe de réciprocité est particulièrement choquante : nos entreprises seront soumises à des contraintes drastiques, tandis que les produits étrangers, fabriqués sans ces exigences, inonderont nos marchés. La question n’est plus de savoir si l’écocide sera destructeur, mais à quel point il sera un véritable économicide.