
La Nouvelle-Calédonie est une fois de plus au bord du précipice, plongée dans une crise politique qui s’éternise. Tandis que l’archipel peine à se remettre des violences dévastatrices de 2024, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, lance un avertissement sombre au FLNKS : « Le FLNKS ne peut pas prendre en otage le territoire ». Cette déclaration, teintée d’une frustration palpable, survient alors qu’Emmanuel Macron tente désespérément d’organiser un sommet pour l’avenir de ce territoire ravagé.
Le spectre de l’attentisme plane dangereusement. La ministre souligne que « attendre, ce serait prendre le risque que tout soit suspendu jusqu’en 2027, sans visibilité sur la ligne, la méthode ou l’engagement du prochain président de la République ». Une situation qui expose la Nouvelle-Calédonie à une instabilité chronique, quatre ans après le rejet de l’indépendance lors du dernier référendum.
Les conséquences de cette paralysie sont déjà visibles et se font cruellement ressentir. Les Outre-mer, déjà fragilisés, subissent de plein fouet les retards dans l’adoption du budget pour 2026. Naïma Moutchou ne cache pas son inquiétude : « Mon rôle est de regarder les conséquences très concrètes du retard pris dans l’adoption du budget. Et elles sont claires : les Outre-mer, déjà fragilisés, en subissent les premiers effets et ne peuvent pas se permettre d’attendre… ». Cette coupe budgétaire de 160 millions d’euros par rapport à 2025, conjuguée à des réductions drastiques sur les dispositifs de soutien aux entreprises ultramarines, promet un choc fiscal dévastateur.
L’économie calédonienne, déjà exsangue après les émeutes de mai 2024 qui ont causé 14 morts et plus de 2 milliards d’euros de dégâts, risque de s’effondrer davantage. L’absence du FLNKS aux discussions cruciales à l’Élysée ne fait qu’accentuer le sentiment d’une impasse stratégique et politique, rendant toute solution complexe et incertaine.






