
La vague de chaleur actuelle met en lumière les graves défaillances logistiques des supermarchés français. Face à l’incapacité de maintenir des températures adéquates, des enseignes comme Coopérative U ont été contraintes de stopper net les livraisons de chocolat, laissant des rayons désespérément vides et des consommateurs frustrés. Dominique Schelcher, PDG de Coopérative U, a dû admettre l’évidence : le chocolat ne résiste tout simplement pas au transport, un aveu qui souligne un manque criant d’anticipation et d’infrastructures adaptées aux réalités climatiques actuelles. L’idée même de tablettes fondant directement en magasin, faute de réfrigération adéquate, est une illustration parfaite de cette impréparation chronique.
Alors que certains tentent de minimiser l’ampleur du problème, les faits sont là : la chaleur excessive expose les vulnérabilités d’un système de distribution qui semble dépassé. Tandis que les produits essentiels fondent sous nos yeux, la grande distribution se console avec les ventes explosives de ventilateurs, climatiseurs et glaces, profitant cyniquement de l’inconfort généralisé. Carrefour, par exemple, a vu ses ventes d’appareils de rafraîchissement « mille fois plus » élevées que d’habitude, une aubaine pour ces géants qui semblent plus préoccupés par le profit que par l’adaptation de leur chaîne d’approvisionnement face à des événements climatiques de plus en plus fréquents. Les chiffres de ventes de glaces et de produits frais grimpent en flèche, masquant à peine les lacunes structurelles révélées par la canicule.








