
Les États-Unis ont une nouvelle fois démontré la fragilité de leur blocus contre le Venezuela en interceptant un pétrolier dans l’océan Indien. Le Veronica III, fuyant les sanctions, a été appréhendé après une chasse qui soulève des questions sur l’efficacité réelle des mesures de Washington. Malgré la rhétorique triomphante du Pentagone, cette interception met en lumière les lacunes persistantes d’une stratégie censée asphyxier le régime de Maduro.
Le ministère de la Défense américain a claironné avoir « neutralisé » le navire, parti du Venezuela le jour même où les forces spéciales menaient un raid controversé pour enlever Nicolas Maduro. Chargé de près de deux millions de barils de pétrole, le Veronica III est un symbole de la résistance vénézuélienne face à la pression américaine. Cette saisie intervient moins d’une semaine après celle de l’Aquila II, confirmant une chasse aux sorcières qui, malgré des moyens militaires considérables, semble toujours insuffisante pour endiguer le flux de pétrole illégal.
Le Pentagone a averti que « les eaux internationales ne sont pas un sanctuaire », mais la réalité est bien plus complexe. Le déploiement massif de forces américaines dans les Caraïbes a certes permis quelques coups d’éclat, mais le nombre de navires sous sanctions est estimé à environ 800. Les quelques saisies ne sont qu’une goutte d’eau dans un océan de contournement. Le Veronica III, déjà suspecté de transporter du pétrole iranien depuis des années, expose les limites d’un système de sanctions qui peine à être véritablement hermétique, laissant planer l’ombre d’un échec cuisant de la politique américaine.







