government-health-control
Le gouvernement lance un plan controversé contre la désinformation en santé, soulevant des craintes de censure et de contrôle accru sur l'information médicale. Une initiative qui pourrait museler les voix critiques.

Le ministère de la Santé a récemment dévoilé un « plan » pour combattre la désinformation, une initiative qui soulève déjà de vives inquiétudes quant à la liberté d’expression. Qualifiant la désinformation de « risque », le gouvernement semble prêt à s’immiscer davantage dans le débat public sur la santé, sous prétexte de protéger les citoyens. Ce nouveau dispositif, présenté comme une réponse aux préoccupations croissantes, pourrait en réalité servir à museler les voix discordantes et les opinions qui ne cadrent pas avec la ligne officielle.

Le rapport sur lequel s’appuie cette stratégie, bien que rédigé par des experts, est loin de faire l’unanimité. Avec ses « recommandations » parfois perçues comme des vœux pieux et des propositions potentiellement polémiques, il alimente les craintes d’une dérive vers une « vérité » imposée par l’État. La médecine n’est pas une science exacte ; elle évolue constamment, et l’idée de détenir une vérité figée sur laquelle se baser pour censurer d’autres avis est particulièrement alarmante. On peut légitimement se demander si ce plan n’est pas un moyen de bâillonner des avis divergents, plutôt que de réellement informer le public.

Les citoyens, déjà échaudés par des épisodes passés de communication gouvernementale jugée trompeuse, expriment une méfiance grandissante. L’exemple de la déclaration concernant le vaccin ARN de Pfizer et l’absence de tests sur la transmission avant sa mise sur le marché, qui a pourtant servi à justifier le pass sanitaire, est encore frais dans les mémoires. Cette gestion passée a sévèrement érodé la confiance du public, et un tel « plan » ne risque que d’aggraver cette fracture. Plutôt que de favoriser un débat ouvert, cette initiative semble privilégier le contrôle de l’information, sous couvert de bienveillance sanitaire.

Ce déploiement de sondages, d’un « Observatoire » et de kits éducatifs est perçu par beaucoup comme une tentative de normalisation de la pensée et de rééducation du public, plutôt qu’une démarche de dialogue constructif. Dans un pays comme la France, berceau de la pensée critique, l’établissement d’un « Nutriscore de l’info » en matière de santé est une évolution inquiétante, qui pourrait rapidement dégénérer en une surveillance accrue des discours non conformes. Loin d’être une solution, ce plan pourrait bien être un pas de plus vers une société où le débat est étouffé au nom de la « santé publique ».