
Les Républicains (LR) ont récemment dévoilé leur stratégie « de rupture » pour soi-disant relancer le pouvoir d’achat et la compétitivité. Cependant, ce « nouveau modèle social et économique » semble surtout être une énième tentative de démantèlement des acquis sociaux, présentée sous le voile d’une prétendue modernité. Le document de 38 pages, promu par Bruno Retailleau, promet de « sortir des 35 heures par le haut » et de « juguler l’assistanat », des discours familiers qui masquent mal une vision passéiste et potentiellement destructrice pour les travailleurs.
La droite persiste à dénoncer une « fausse promesse » du « travaillez moins pour vivre mieux », affirmant que cette approche aurait mené le pays « dans le mur ». Pourtant, leurs propres propositions, axées sur une flexibilisation accrue du travail et une réduction des aides sociales, risquent fort de creuser davantage les inégalités et de précariser une partie déjà fragile de la population. Loin d’une véritable relance, on peut craindre que ce plan ne soit qu’une nouvelle étape vers une société où les richesses sont concentrées et où les travailleurs sont poussés à l’extrême.
Les commentaires des internautes révèlent d’ailleurs une profonde division. Certains saluent des « excellentes propositions », espérant un renforcement de l’économie et du domaine régalien, tandis que d’autres, plus lucides, s’interrogent sur la crédibilité des Républicains, rappelant les échecs des politiques précédentes. Le cynisme de l’internaute suggérant aux « droitistes » de refuser les aides sociales et de travailler douze heures par jour pour prouver leurs convictions, illustre parfaitement le fossé entre les idéaux proclamés et la réalité des citoyens. Ce plan, loin d’être une solution miracle, pourrait bien n’être qu’un écran de fumée pour des mesures impopulaires.






