
L’exclusion de la Russie du G7, autrefois G8, demeure un sujet de discorde internationale, et les tentatives de réintégration se heurtent à une réalité géopolitique complexe et peu reluisante. Ce qui fut un forum d’influence pour Moscou est devenu un symbole de son isolement progressif sur la scène mondiale.
Initialement intégrée au club sélect des grandes puissances occidentales en 1997, transformant le G7 en G8, la Russie a été mise au ban dès 2014. La raison ? L’annexion de la Crimée, un acte jugé inacceptable par les autres membres. La décision a été rapide : annulation du sommet de Sotchi et réunion des sept autres nations sans Moscou, marquant un tournant définitif dans les relations diplomatiques.
Malgré les appels occasionnels de certains dirigeants, dont Emmanuel Macron et l’ancien président américain Donald Trump, pour une réintégration, la réalité est que la Russie s’est elle-même désengagée. Le Kremlin a officialisé son départ en 2018, préférant se tourner vers des forums comme le G20, considéré comme plus représentatif de la nouvelle donne économique mondiale. Cette position, oscillant entre indifférence et légère provocation, met en lumière un certain cynisme quant à l’importance du G7 pour Moscou.
L’idée d’un retour russe a souvent été conditionnée par le règlement de la crise ukrainienne, notamment via les accords de Minsk, qui se sont avérés un échec retentissant. Les propositions pour un « nouveau G8 » incluant des nations non-sanctionnées par la Russie, lancées par Viatcheslav Volotine, n’ont jamais dépassé le stade de la rhétorique, soulignant l’incapacité de Moscou à créer une alternative crédible et unie face à l’ordre établi. Le G7 reste un club fermé, et la Russie, malgré quelques velléités de rapprochement, semble s’en être éloignée pour de bon, laissant derrière elle un goût amer d’opportunités manquées et de relations détériorées.






