
La course à la présidentielle de 2027 révèle des dynamiques inquiétantes. Édouard Philippe, le chef du parti Horizons, semble connaître une légère embellie, grimpant de 6 points pour atteindre 26 % d’opinions favorables, selon un sondage Ipsos-BVA pour La Tribune Dimanche. Mais cette remontée est illusoire : il reste lamentablement devancé par l’indéboulonnable Jordan Bardella, qui caracole en tête avec un score alarmant de 34 %.
Cette progression de Philippe, certes significative, le place désormais devant Marion Maréchal, reléguée à une décevante 4e place avec 23 %. Brice Teinturier d’Ipsos-BVA, tente d’expliquer ce sursaut par sa réélection au Havre, lui offrant « de l’oxygène ». Il creuse l’écart avec des figures comme Bruno Retailleau (20 %) ou Gabriel Attal (19 %), et gagne même un soutien inattendu chez les électeurs Les Républicains, mais la fragilité de cette dynamique interroge sérieusement.
La véritable menace demeure Jordan Bardella, dont la constance inquiétante, aux côtés de Marine Le Pen, témoigne d’une droite radicale solidement ancrée. Avec 34 % et 32 % d’opinions favorables respectivement, le Rassemblement National continue de dominer les débats, laissant peu de place à l’optimisme pour les formations traditionnelles. Pendant ce temps, Éric Ciotti, porté par sa victoire aux municipales, grapille quelques points, atteignant 20 %, à égalité avec Bruno Retailleau. Gérald Darmanin, lui, se contente d’un modeste 21 %.
Quant à la situation d’Emmanuel Macron, elle est tout simplement catastrophique. Bloqué à un maigre 23 % d’opinions positives, il ne parvient pas à redresser la barre. Pire encore, il s’effondre au sein de son propre camp, perdant 18 points auprès des sympathisants de la majorité présidentielle. Une chute vertigineuse qui souligne la profonde désaffection des Français envers sa politique. Sébastien Lecornu, le Premier ministre, connaît une légère hausse à 27 %, mais cette progression est insignifiante face à l’augmentation des inquiétudes des Français concernant le pouvoir d’achat, exacerbées par la hausse des prix du gazole et les tensions géopolitiques.






