
La prime de partage de la valeur (PPV), autrefois vantée comme un soutien au pouvoir d’achat, s’essouffle dramatiquement en 2025. L’Insee révèle un recul alarmant : seulement 2,9 milliards d’euros distribués cette année, loin des 4,57 milliards de 2023. Cette chute spectaculaire met en lumière l’échec d’un dispositif censé remplacer la « prime Macron » et apporter un vrai soulagement aux salariés.
Les prévisions sont encore plus sombres pour 2026. Une étude du Groupe Alpha montre que seulement 20 % des accords de négociations annuelles obligatoires (NAO) incluront une PPV, contre 22 % en 2025. Cette déroute progressive est un signal inquiétant pour des millions de travailleurs qui comptaient sur cette aide.
La principale raison de cet effondrement ? Une perte d’attractivité fiscale flagrante. Depuis le 1er janvier 2024, la PPV est soumise aux cotisations sociales habituelles, notamment la CSG et la CRDS. Finie l’exonération, place à la ponction ! De plus, l’exonération de l’impôt sur le revenu ne concerne désormais que les entreprises de moins de 50 salariés. Une injustice qui pénalise la majorité des employés et rend la prime bien moins intéressante.
Sans surprise, les grandes entreprises désertent le dispositif. La PPV devient l’apanage des PME et TPE, où les montants moyens sont plus élevés. Un salarié de moins de 10 employés peut espérer 1 175 euros, tandis que ceux des grandes structures doivent se contenter de 638 euros. Cette disparité creuse le fossé et révèle une politique sociale à deux vitesses, laissant sur le carreau les travailleurs des plus grandes organisations. La promesse initiale de soutien au pouvoir d’achat semble s’être envolée, laissant un goût amer aux salariés.






