Mike-Huckabee-Middle-East-controversy
Les propos de l'ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, sur les droits territoriaux bibliques d'Israël, ont déclenché une indignation massive dans le monde arabe et musulman, menaçant la stabilité régionale.

Des propos incendiaires de l’ambassadeur américain en Israël, Mike Huckabee, ont déclenché une vague de colère et d’indignation dans le monde arabe et musulman. Affirmant, au nom d’une interprétation biblique douteuse, qu’Israël aurait des droits sur des territoires s’étendant « entre le Nil et l’Euphrate », Huckabee a mis le feu aux poudres. Ces déclarations, jugées extrêmement provocatrices, surviennent alors qu’Israël intensifie son contrôle sur la Cisjordanie, ajoutant une couche de mépris aux tensions existantes. L’ancien pasteur baptiste, nommé par Donald Trump, semble ignorer les conséquences désastreuses de ses paroles.

La Ligue arabe, l’Égypte, la Turquie, l’Indonésie, et de nombreux autres pays ont fermement condamné ces propos, les qualifiant de « dangereux et incendiaires ». L’Arabie saoudite dénonce des déclarations « irresponsables », tandis que la Jordanie parle d’une « atteinte à la souveraineté ». L’Iran y voit même une preuve de la complicité américaine dans les « guerres d’agression expansionnistes » d’Israël. Pendant ce temps, l’Autorité palestinienne s’étrangle devant ce qui contredit les rares assurances américaines.

Le timing de cette polémique absurde est d’autant plus préoccupant que les Nations Unies alertent sur une « annexion progressive de facto » de la Cisjordanie par Israël. Avec plus de 500 000 colons israéliens vivant sur ces territoires occupés, les déclarations de Huckabee ne font qu’alimenter le sentiment d’impunité et de mépris du droit international. Malgré le tollé général, l’ambassadeur a choisi d’ignorer la controverse, se contentant de précisions sur d’autres points de l’entretien, laissant ses propos toxiques sans rectification.

Ces paroles viennent s’ajouter à un climat déjà explosif, où une trêve fragile à Gaza peine à tenir et où un « Conseil de paix » improbable se réunit pour discuter de la reconstruction de Gaza, dévastée par la guerre. Tandis qu’une vidéo utopique générée par IA dépeint un futur fantasmé pour Gaza, la réalité sur le terrain est celle d’une escalade verbale irresponsable qui risque de faire sombrer la région dans un chaos encore plus profond. Le rêve d’un Moyen-Orient prospère et en paix semble bien lointain face à une telle rhétorique.