
Rachida Dati, lancée dans sa conquête de la Mairie de Paris, n’a pas hésité à dénoncer violemment les travers du logement social, le qualifiant sans détour de « misère » et de « ghetto ». Ses propos, tenus lors d’une interview explosive, soulignent une fracture sociale alarmante et mettent en lumière des politiques urbaines jugées catastrophiques pour la capitale.
L’actuelle ministre de la Culture, forte de son expérience personnelle, a fustigé une approche du logement qui, selon elle, « fracture une ville » et pousse les Parisiens à fuir. Elle promet une « alternance à 25 ans de gauche dévastatrice », accusant l’administration actuelle d’avoir plongé Paris dans un abîme de dettes abyssales, estimées à 11 milliards d’euros. Une charge cinglante contre une gestion jugée inefficace et irresponsable.
Pour redresser la barre, Dati envisage des mesures drastiques : non-remplacement des départs à la retraite et imposition des 35 heures pour les agents de la Ville. Elle s’engage également à recentrer le logement social sur « ceux qui travaillent et qui en ont besoin », une position qui risque d’attiser les tensions et de creuser le fossé entre les habitants. L’image d’une ville abandonnée par ses classes moyennes en raison de loyers exorbitants et d’une fiscalité oppressive a été un point central de son réquisitoire, ajoutant une couche d’amertume au tableau déjà sombre de la capitale.
Ces déclarations fracassantes ne manquent pas de faire réagir, certains y voyant une nécessaire prise de conscience tandis que d’autres s’inquiètent d’une possible stigmatisation des plus précaires. Quoi qu’il en soit, la vision de Rachida Dati pour Paris est celle d’un changement radical, d’une rupture avec des politiques qu’elle juge responsables de la dégradation de la qualité de vie et de la fracture sociale croissante au sein de la capitale.






