
Tandis que l’Iran est secoué par une vague de contestation sans précédent depuis 1979, le nom de Reza Pahlavi, héritier de l’ancien chah, résonne dans les cortèges. Mais cet espoir d’une alternative à la République islamique est-il voué à l’échec ? Le fils de Mohammad Reza Pahlavi, chassé par la révolution, tente de s’imposer malgré des décennies d’absence, comptant visiblement sur le soutien des États-Unis.
Le soulèvement actuel, initié par des commerçants exaspérés par la cherté de la vie, a rapidement dégénéré en une crise majeure, remettant en question la stabilité même du régime. Cependant, la mémoire du règne de Mohammad Reza Pahlavi, entre 1941 et 1979, est loin d’être idyllique. Marquée par des liens étroits avec Washington, cette période fut également synonyme de répression et d’absence de libertés, des écueils que la population iranienne pourrait ne pas vouloir revivre.
La quête de Reza Pahlavi pour un retour au pouvoir se heurte à une réalité complexe. L’Iran a profondément changé, et la nostalgie d’un passé idéalisé risque de ne pas suffire à unir une nation fragmentée. La répression des manifestations actuelles est d’une ampleur inédite, soulignant la détermination du régime en place à étouffer toute forme d’opposition. Dans ce contexte tendu, l’illusion d’une restauration monarchique pourrait bien s’avérer n’être qu’une distraction face aux véritables défis du peuple iranien.






