Jerusalem-UNRWA-building-fire
Le siège de l'UNRWA à Jérusalem-Est a été incendié après une démolition partielle, une escalade majeure dans la crise des réfugiés palestiniens et les tensions régionales.

Le siège de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) à Jérusalem-Est a été partiellement démoli puis incendié, plongeant la région dans une nouvelle escalade de tensions. L’organisation a dénoncé un acte s’inscrivant dans une « tentative continue de démanteler le statut des réfugiés palestiniens », alors même que les autorités israéliennes avaient déjà saisi et commencé à détruire le bâtiment quelques jours auparavant.

Cet incident survient un an après l’interdiction faite à l’UNRWA d’opérer en Israël, sur fond d’accusations de collaboration de certains de ses employés avec le Hamas lors de l’attaque du 7 octobre 2023. Bien que l’ONU ait licencié des membres de son personnel et identifié des « problèmes liés à la neutralité », aucune preuve concluante n’a été fournie par Israël pour étayer ses allégations. Cette situation soulève de graves interrogations sur la protection des biens des Nations unies et le respect du droit international.

L’UNRWA, créée en 1948 pour venir en aide aux centaines de milliers de Palestiniens déplacés, est un pilier essentiel pour les services de santé et d’éducation dans les territoires palestiniens, au Liban, en Syrie et en Jordanie. La destruction de son complexe à Jérusalem-Est, une zone occupée et annexée par Israël, symbolise une escalade regrettable. L’organisation réaffirme que ses biens sont protégés par des privilèges et immunités, rappelant à Israël son obligation légale de protéger les installations des Nations unies.

Cet incendie marque un tournant dangereux, menaçant davantage la stabilité d’une région déjà déchirée par les conflits. Les conséquences humanitaires et politiques de cette dégradation des relations pourraient être désastreuses, laissant présager un avenir incertain pour des millions de réfugiés palestiniens.