
Le rêve de résurrection des mythiques Solex et Mobylette vire au cauchemar pour les puristes. Malgré un ancrage profond dans l’imaginaire français, ces deux-roues, symboles de la mobilité d’après-guerre, peinent à retrouver leur splendeur d’antan. Des entrepreneurs audacieux ont tenté le pari risqué de les faire renaître, mais le résultat est loin de convaincre les aficionados.
Grégory Trebadol, un des entrepreneurs derrière ce projet ambitieux, se montre pourtant optimiste. Il brandit fièrement une publicité où le Solex, selon lui, est «érigé en symbole de la culture française». Un optimisme qui semble déconnecté de la réalité amère du marché. La «bicyclette qui roule toute seule», produite à plus de huit millions d’exemplaires par le passé, a certes marqué des générations, mais son retour en version électrique est loin de faire l’unanimité.
Les critiques fusent, impitoyables. Le Solex électrique, jugé trop cher et dénaturé par l’emplacement de son moteur, ne rencontre pas le succès escompté. Un commentaire cinglant souligne que l’esprit original n’est absolument pas respecté. Quant à la Mobylette de Jacky Thoosen, elle est purement et simplement qualifiée d’«horrible» et de «méconnaissable». Le design, pourtant crucial pour recréer la nostalgie, est complètement raté, faisant dire à certains que «cette démarche marketing est désincarnée» et manque cruellement d’âme.
La question de la réglementation s’ajoute à ce tableau déjà sombre. Certains estiment que ces vélos électriques, bien plus rapides que leurs ancêtres, devraient être soumis aux mêmes exigences que les cyclomoteurs, comme le BSR et l’assurance. Un flou juridique préoccupant qui ajoute à l’incertitude autour de cette tentative de résurrection qui semble bien mal engagée. Le grand retour tant attendu des icônes de la mobilité française se transforme en une désillusion amère pour ceux qui espéraient retrouver l’authenticité et le charme de ces machines légendaires.








