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Le départ fracassant de Sonia Mabrouk de CNews et Europe 1 pour BFMTV soulève des doutes sur un réel renouveau ou une simple fuite en avant. Un choix décrié.

Le départ de Sonia Mabrouk de CNews et Europe 1, perçu comme une démission fracassante, soulève plus de questions qu’il n’apporte de réponses. Son atterrissage rapide chez BFMTV, malgré ses déclarations, sonne étrangement comme une fuite. Elle tente de justifier son choix en louant la « vision » de Rodolphe Saadé, propriétaire de CMA Media, mais beaucoup y verront une simple tentative de sauver sa carrière après avoir été cataloguée.

L’affaire Morandini, officiellement minimisée comme un « prétexte », semble avoir été le point de non-retour. La pression et les critiques concernant la ligne éditoriale de CNews, jugée par certains comme une « secte » obsédée par l’immigration et l’insécurité, auraient rendu sa position intenable. Ce départ brutal expose les tensions profondes au sein des médias du groupe Bolloré et l’incapacité de certains journalistes à maintenir une semblance de pluralisme face à une ligne éditoriale rigide.

Son affirmation de ne pas être une « mercenaire des médias » sonne faux au vu de la rapidité de son rebond. Revenir vers des « personnalités pour lesquelles j’ai de l’estime » comme Apolline de Malherbe, suggère une recherche de confort plutôt qu’une véritable ambition journalistique renouvelée. Ce transfert soulève des doutes quant à la capacité de Mabrouk à se réinventer et à échapper à l’image d’une journaliste polarisée, même sur une chaîne comme BFMTV, souvent critiquée pour son propre manque d’équilibre.

L’avenir dira si ce changement est un véritable renouveau ou une simple fuite en avant pour une figure médiatique en quête de crédibilité et d’un nouveau souffle. Le public attendra de voir si BFMTV réussira à insuffler une nouvelle direction à sa carrière, ou si elle se contentera de recycler les mêmes débats stériles, perpétuant ainsi une certaine uniformité du paysage médiatique français.