
Le mercato médiatique a été secoué par une annonce fracassante : Sonia Mabrouk, figure emblématique de CNews et Europe 1, rejoint BFMTV. Un coup de maître pour la chaîne de Rodolphe Saadé, mais un pari risqué dont l’issue reste incertaine.
Fabien Namias, directeur général de BFMTV, se félicite de cette acquisition, y voyant un «enrichissement très fort» et un renforcement de l’expertise de la chaîne en matière d’interview politique et de débat. Pourtant, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la pertinence de ce transfert. Sonia Mabrouk, connue pour son franc-parler et ses positions souvent tranchées, trouvera-t-elle sa place au sein d’une chaîne dont la ligne éditoriale est perçue comme plus consensuelle ?
Les critiques fusent déjà, pointant le risque d’une perte d’influence pour la journaliste, voire d’une «censure» déguisée. Sans le public fidèle et souvent engagé de CNews, l’impact de Sonia Mabrouk pourrait être considérablement amoindri. Le public s’interroge : que vaut une Sonia Mabrouk sous la contrainte d’une nouvelle ligne éditoriale et sans l’audience qui a fait son succès ?
Ce transfert, présenté comme le «transfert de l’année», pourrait bien se transformer en un fiasco retentissant si BFMTV ne parvient pas à capitaliser sur l’image et le style qui ont fait la renommée de la journaliste. Les attentes sont immenses, mais les doutes persistent quant à la capacité de BFMTV à intégrer sans heurts une personnalité aussi forte. L’avenir dira si ce pari audacieux portera ses fruits ou s’il s’agit d’une simple manœuvre de diversion dans la guerre des chaînes d’information.






