
Stéphane Ravier, le sénateur d’extrême droite bien connu, vient de subir une nouvelle déconvenue judiciaire qui entache sérieusement sa carrière politique déjà controversée. Le tribunal judiciaire de Marseille l’a condamné à trois mois de prison avec sursis, assortis d’une année d’inéligibilité et d’une amende de 5 000 euros. La raison ? Des faits de favoritisme scandaleux remontant à son mandat de maire du 7e secteur de Marseille.
Le jugement est sans appel : Ravier était l’ordonnateur et portait la responsabilité ultime du respect des règles. Bien qu’aucun enrichissement personnel n’ait été prouvé, le favoritisme est caractérisé par la simple rupture des règles de mise en concurrence. Le sénateur est accusé d’avoir artificiellement divisé un marché de rénovation de site Internet pour échapper au seuil de mise en concurrence, une pratique douteuse bénéficiant en réalité à une seule et même personne. Cette manœuvre, si elle est avérée, révèle une méthode discutable pour contourner les procédures légales.
L’affaire prend une tournure encore plus familiale puisque Sandrine d’Angio, sa nièce et successeure, a également été sanctionnée. Elle écope d’une amende de 5 000 euros et d’un an d’inéligibilité, bien que sa peine soit légèrement atténuée car elle s’est inscrite dans la continuité de pratiques déjà engagées par son oncle. Cela met en lumière une culture potentielle de non-respect des règles au sein de leur administration.
Cette condamnation s’ajoute à une autre, survenue la semaine dernière, pour prise illégale d’intérêts dans le recrutement de son propre fils. Cumulant les démêlés judiciaires, l’avenir politique de Ravier, ex-RN et ex-Reconquête !, semble désormais des plus incertains. Sa défense, qui conteste l’infraction dans « le rationnel et l’intentionnel », n’a pas réussi à convaincre la justice, laissant planer une ombre persistante sur l’intégrité de l’élu.







