
L’Iran, plongé dans un tumulte sans précédent, continue de faire les gros titres alors que la communauté internationale semble incapable de trouver une réponse unifiée et efficace. Au milieu de la répression brutale des manifestations, Vladimir Poutine tente une médiation, un geste qui soulève plus de questions qu’il n’apporte de solutions.
Les Gardiens de la révolution, véritables piliers du régime, demeurent les grands bénéficiaires des sanctions et le moteur impitoyable de la répression. Tandis que la Maison-Blanche clame une suspension de 800 exécutions face aux menaces de Donald Trump, le cynisme plane : l’ambassadeur iranien en France nie toute exécution et assure un « soutien incontestable » au régime, une affirmation qui contraste violemment avec les milliers de morts et d’arrestations signalés par les ONG.
La situation est d’autant plus préoccupante que « tout le monde nous a abandonnés », comme le confient des journalistes iraniens, terrifiés par la surveillance constante. Le silence des rues de Téhéran, loin d’être un signe de paix, est celui d’une peur généralisée, où la coupure d’internet maintient la population dans l’isolement.
Pendant ce temps, les États-Unis critiquent l’Afrique du Sud pour sa participation à des exercices navals avec l’Iran, qualifiant Téhéran d’« agent déstabilisateur et État soutenant le terrorisme ». L’ONU s’alarme des menaces de frappes militaires, craignant une escalade « explosive », mais les alliés du Golfe s’inquiètent des répercussions régionales d’une intervention. La mort d’un citoyen canadien « aux mains des autorités iraniennes » ajoute une couche de tragédie à ce tableau déjà sombre, soulignant l’impunité du régime.






