
Vingt jours après avoir quitté Ouessant, Thomas Coville et son équipage à bord de Sodebo persistent dans leur tentative de record du Trophée Jules Verne. Malgré des débuts fulgurants, le maxi-trimaran, désormais à mi-parcours, voit son avance sur le détenteur actuel, Idec Sport de Francis Joyon, fondre comme neige au soleil. Le rêve d’un nouveau record s’éloigne dangereusement face à la dure réalité du Grand Sud.
Les conditions sont apocalyptiques dans les mers du Grand Sud, près de la Nouvelle-Zélande. L’équipage doit faire face à des rafales de vent atteignant 45 nœuds et des creux de cinq mètres. Le brouillard, épais et persistant, obscurcit l’horizon, rendant la navigation encore plus périlleuse. Ce qui était initialement présenté comme une prouesse ne semble être qu’un combat désespéré contre des éléments déchaînés.
Une vidéo captivante, tournée par drone, révèle l’ampleur du calvaire enduré par l’équipage. Ces images, bien que « sublimes », ne masquent pas la brutalité de l’océan, soulignant la fragilité de l’homme face à la nature. La moyenne de près de 33 nœuds maintenue par le bateau ressemble plus à une fuite en avant qu’à une maîtrise sereine.
Alors que Sodebo fonce vers le Cap Horn, l’objectif d’arriver à Brest en moins de 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes semble de plus en plus incertain. L’euphorie initiale a laissé place à une lutte acharnée, et la pression du record pourrait bien avoir raison de cette tentative audacieuse, mais peut-être trop ambitieuse.






