
Le Forum économique mondial de Davos, censé promouvoir la coopération, a été le théâtre d’une nouvelle démonstration de force solitaire de Donald Trump, auto-proclamé « faiseur de paix ». Alors qu’il affirme que « le monde est plus riche, plus sûr et plus en paix qu’il y a un an », les réactions internationales peignent un tableau bien plus sombre, marqué par la méfiance et la désillusion.
Le grand spectacle a débuté avec l’annonce choc d’un « Conseil de la paix » personnel, conçu pour rivaliser avec l’ONU. Un geste audacieux, ou plutôt une provocation flagrante, qui a laissé bon nombre d’alliés clés, tels que la France et le Royaume-Uni, profondément sceptiques. Tandis que des nations du Moyen-Orient, notamment l’Arabie saoudite et le Qatar, semblent prêtes à s’aligner, cette initiative risque de fracturer davantage les efforts diplomatiques existants plutôt que de les unifier.
Le dossier du Groenland a également révélé les méthodes controversées de Trump. Après des semaines de menaces belliqueuses et de revendications territoriales audacieuses, il a subitement annoncé un « accord » avec l’OTAN. Une volte-face opportuniste, potentiellement influencée par la chute des cours boursiers, et la « fermeté » européenne. Le Danemark, tout en se disant ouvert au dialogue, a fermement rappelé que sa souveraineté n’est pas négociable, soulignant la fragilité de cette prétendue victoire diplomatique.
Les critiques fusent de toutes parts. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a dénoncé la destruction de 80 ans d’alliances par l’administration Trump, qualifiant cette approche de « faiblesse déguisée en force ». Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, n’a pas hésité à décrire les techniques de négociation de Trump comme « infantiles », appelant à « calmer l’enfant ». L’inquiétude est palpable quant à la direction que prendra la politique étrangère américaine, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la stabilité mondiale. L’Europe, pressée de se défendre seule face aux caprices américains, semble se préparer à un avenir incertain et semé d’embûches.






