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Le président américain mène une politique interventionniste agressive, forçant les entreprises à l'obéissance et bouleversant l'économie nationale et internationale.

Depuis son retour fracassant à la Maison-Blanche, l’actuel président américain s’illustre par une interventionnisme économique sans précédent, transformant les entreprises en pions d’un jeu de pouvoir. Les dirigeants des plus grandes sociétés américaines, autrefois intouchables, se retrouvent désormais contraints à une obéissance quasi-servile, dans une tentative désespérée d’échapper à la foudre présidentielle ou de capter ses faveurs.

L’humiliation publique des capitaines d’industrie est devenue monnaie courante. L’exemple le plus flagrant fut la scène surréaliste où le PDG d’Apple, Tim Cook, a offert un lingot d’or à la Maison-Blanche, une allégeance forcée sous le regard satisfait du président. Ce spectacle, loin d’être anodin, révèle la nouvelle réalité à Washington : la Maison-Blanche est devenue le centre d’une pression insoutenable sur le secteur privé. Le président, sans aucune retenue, use de menaces et de sanctions brutales pour plier les entreprises à sa volonté, modifiant radicalement le paysage économique américain. Certains analystes estiment que les États-Unis passent d’une économie purement capitaliste à un modèle beaucoup plus interventionniste, un changement radical et inquiétant.

Cette stratégie, déjà vue avec la nationalisation partielle d’Intel où l’État a pris une participation de 10%, n’est qu’un début. Le gouvernement envisage désormais d’autres secteurs stratégiques, comme l’industrie de la défense, en questionnant l’intérêt d’entrer au capital d’entreprises telles que Lockheed Martin. Une telle démarche, financée en partie par le CHIPS Act, vise à lier le destin des entreprises à celui de l’État, quitte à briser le dogme du capitalisme libéral.

Le président n’hésite pas à s’immiscer dans la politique monétaire, attaquant régulièrement le président de la Fed, Jerome Powell, pour réclamer des baisses de taux d’intérêt. De plus, il n’épargne pas les entreprises étrangères, menaçant l’Union européenne de droits de douane massifs si elle ne se plie pas à ses exigences concernant les taxes sur les services numériques. Ce dirigisme accru, teinté de protectionnisme agressif, crée un climat d’incertitude et de peur, remettant en question la liberté des marchés et l’avenir des entreprises, tant nationales qu’internationales. Les États-Unis sont-ils en train de glisser vers une économie sous contrôle étatique, sacrifiant l’innovation et la compétitivité sur l’autel du pouvoir présidentiel ?