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La capture de Nicolas Maduro plonge le Venezuela dans le chaos, entre appels à la résistance armée et espoirs fragiles de changement. Le pays est au bord de l'explosion, confronté à une incertitude politique et sociale alarmante.

Le Venezuela est plongé dans une incertitude dramatique suite à la capture de Nicolas Maduro et de son épouse. L’événement, loin d’apporter la paix, a exacerbé les tensions et promet des jours sombres pour une nation déjà fragilisée. La division est palpable : d’un côté, les fidèles du régime, galvanisés par des figures controversées, appellent à la résistance armée ; de l’autre, une partie de la population exulte, espérant la fin d’une ère de misère et d’oppression.

Les « colectivos », ces groupes paramilitaires armés par le gouvernement, se sont rapidement mobilisés. Des figures comme Valentin Santana haranguent les foules, brandissant des armes automatiques et promettant une défense acharnée de la « patrie » et de la « révolution ». Leurs menaces, mêlées à une présence intimidante autour du palais présidentiel, visent à étouffer toute critique et à maintenir une emprise de terreur sur la population.

Pendant ce temps, les opposants au régime, malgré leur joie initiale, doivent faire face à une réalité complexe. La capture de Maduro ne signifie pas la disparition de la structure de pouvoir en place, mise en œuvre par la « mafia chavo-maduriste ». Le pays risque de sombrer dans une période de troubles encore plus profonds, où la violence pourrait devenir la norme. L’armement aux mains de la clique au pouvoir laisse présager que tout désir de changement politique se fera dans un bain de sang, ravivant les craintes d’un nouveau régime autoritaire, qu’il soit d’inspiration castriste ou pinochetiste. Le droit international, déjà malmené, semble définitivement enterré, laissant le champ libre à toutes les dérives.