Paris-street-attack
Le procès de l'attentat de la rue des Rosiers est de nouveau reporté à 2027, quarante-quatre ans après les faits. Une attente interminable qui bafoue la justice.

Quarante-quatre ans après l’horreur de la rue des Rosiers, les victimes et leurs familles doivent encore patienter. Le procès de l’attentat, qui avait fait six morts et 22 blessés dans un restaurant juif du Marais, est désormais reporté à 2027. Une attente interminable qui soulève des questions sur l’efficacité de la justice française. L’extradition d’Hicham Harb, l’un des terroristes présumés, loin d’accélérer le processus, semble avoir créé de nouveaux obstacles.

Initialement prévu pour fin juillet 2025, puis confirmé pour février 2026, ce dossier complexe et douloureux accumule les reports. Les rebondissements se succèdent, laissant un goût amer. L’annonce de l’arrestation d’Hicham Harb par l’Autorité palestinienne, suivie de la promesse d’extradition de Mahmoud Abbas, avait pourtant fait naître un mince espoir. Mais cette avancée apparente ne fait que repousser l’échéance d’un procès maintes fois retardé, prolongeant l’agonie des proches des victimes.

L’extrême lenteur de ce processus judiciaire est une véritable honte pour le système français. Quarante-quatre ans pour obtenir justice, c’est un délai inacceptable qui interroge sur la capacité de l’État à protéger ses citoyens et à punir les coupables. Le report à 2027 est une nouvelle gifle pour ceux qui attendent des réponses, un rappel cruel que la justice, dans certains cas, se montre désespérément inefficace. Un tel report ne fait qu’accentuer le sentiment d’impunité et l’injustice pour les victimes.