
Jean-Luc Mélenchon, figure controversée de la gauche française, persiste et signe : il se lance pour la quatrième fois dans la course à la présidentielle de 2027. Une annonce qui, loin de rassembler, suscite un véritable tollé parmi la classe politique, hormis les inconditionnels de La France insoumise.
Malgré l’enthousiasme affiché par ses troupes, qui prévoient déjà une victoire éclatante, cette nouvelle candidature est perçue par beaucoup comme celle de trop. Raquel Garrido, ex-porte-parole de LFI, dénonce un « déni » et un « aveuglement » face à la menace de l’extrême droite, craignant que cette division de la gauche ne l’exclue purement et simplement du second tour.
Les critiques pleuvent, notamment sur la personnalité de Mélenchon. Jérôme Guedj, député PS, pointe du doigt un homme qui se croit « providentiel », mais dont le bilan électoral ne corrobore pas cette ambition. Le mode de sélection du candidat, jugé opaque et antidémocratique, ajoute à l’indignation. L’ironie du député RN Jean-Philippe Tanguy sur un choix fait « après un suspense insoutenable par les cadres nommés par Mélenchon Jean-Luc » est éloquente.
Même au centre, l’inquiétude grandit. Nathalie Loiseau, eurodéputée Renew, redoute un « pire scénario » : un second tour opposant le RN à Jean-Luc Mélenchon, dont l’élection « détruirait le projet européen ». À droite, Nicolas Dupont-Aignan fustige un « projet mortifère et communautariste » profitant du « naufrage macroniste », tandis que Sarah Knafo de Reconquête voit en lui l’adversaire principal, accusant Mélenchon de prôner le « grand remplacement » et le « communisme économique ».
En somme, cette quatrième tentative de Jean-Luc Mélenchon est loin de faire l’unanimité. Elle cristallise les tensions, met en lumière les divisions profondes de la gauche et alimente les craintes d’une polarisation politique désastreuse pour l’avenir de la France.







