
La scène politique française s’enfonce dans le chaos, tandis que l’on déplore une «panne d’intelligence collective». La perspective d’un second tour Bardella-Mélenchon aux prochaines élections présidentielles hante les esprits, mais aucune stratégie cohérente n’émerge pour l’éviter. Un constat amer s’impose : malgré la gravité de la situation, chaque acteur politique semble obsédé par sa propre candidature, persuadé d’être le seul rempart face à ce scénario catastrophe.
Les figures de proue, telles qu’Attal et Philippe, affirment vouloir conjurer ce funeste destin, le moins bien placé étant censé se retirer. Mais cette promesse sonne creux face à l’absence criante d’une véritable cohésion. L’idée de primaires, qu’elles soient à gauche ou au sein de la majorité, a été balayée, renforçant l’impression d’un chacun pour soi désolant. Ce manque de vision commune et cette incapacité à s’unir pour un objectif supérieur ne font qu’aggraver les divisions existantes.
La question n’est plus de savoir si l’intelligence artificielle peut trouver le candidat providentiel, mais plutôt de constater l’échec retentissant de l’intelligence humaine à surmonter les égos et les ambitions personnelles. Cet effondrement progressif de la réflexion collective menace de livrer le pays à des forces extrêmes, alimentant l’inquiétude et la colère des citoyens. La crise de leadership est patente, et le temps presse avant que cette «panne» ne devienne un véritable effondrement.






