
Emmanuel Macron entame la **dernière ligne droite** de son mandat, et l’Élysée semble déjà en mode rétrospective. Les «dernières fois» s’enchaînent : dernier Choose France, dernier 14 Juillet, derniers vœux aux Français. Ce spectacle orchestré est un **triple aveu de faiblesse**. Il révèle un besoin désespéré de mise en scène, l’incapacité du président à faire écrire son récit par d’autres, et surtout, une **paralysie à agir et à se projeter** dans l’avenir. Le chef de l’État s’évertue à construire un récit autour de l’«indépendance», mais la réalité s’annonce bien plus sombre.
Malgré les efforts pour vanter une indépendance stratégique grâce au budget des armées, une indépendance énergétique par le nucléaire, ou une indépendance européenne via l’endettement commun, le tableau global risque d’être celui d’un pays loin d’être redressé, transformé ou apaisé. L’«année à haut risque» tant évoquée ne le sera pas pour le président, mais bien pour les Français, qui subissent déjà les contrecoups d’un **double mandat jugé catastrophique** par certains. L’image de la France, son économie et sa prestance semblent avoir été sévèrement écornées.
Ce quinquennat a été perçu par beaucoup comme un symptôme d’un pays marqué par le **manque d’audace, le conformisme et l’individualisme forcené**. L’idée que la France pourrait en ressortir renforcée par l’intégration européenne est mise à mal par des critiques acerbes. La crainte d’un déclin persistant est palpable, et l’idée que les citoyens doivent déjà se préparer à des changements drastiques, comme «apprendre l’allemand», souligne le **pessimisme ambiant**. La fin de cette présidence s’annonce sous les auspices d’un bilan bien plus négatif que ce que l’Élysée espère faire croire.






