
Un geste d’une rare audace, ou d’une arrogance sans bornes ? La délégation américaine, menée par un Donald Trump méfiant, a purement et simplement jeté à la poubelle tous les cadeaux et objets reçus des officiels chinois avant de remonter à bord d’Air Force One. Un affront diplomatique majeur qui ne manquera pas de raviver les tensions déjà palpables entre les deux superpuissances.
Selon les révélations d’une journaliste du New York Post, Emily Goodin, l’ordre était clair : « Rien de Chine n’est autorisé à bord de l’avion ». Accréditations, téléphones jetables, badges… tout a été consciencieusement collecté puis jeté dans une poubelle, au pied même des escaliers de l’avion présidentiel. Une scène digne d’un film d’espionnage, mais qui, cette fois, s’est déroulée sous le regard incrédule de l’entourage.
Cette paranoïa extrême est justifiée, selon la délégation, par des raisons de sécurité. La peur de l’espionnage chinois est devenue une véritable obsession. Les membres de l’équipe Trump avaient interdiction formelle d’utiliser leurs appareils personnels, et les communications du président sur Truth Social ont été limitées, voire gérées depuis Washington. Des téléphones jetables, destinés à être « détruits et abandonnés en Chine », ont été utilisés pour éviter toute mise sur écoute.
Une méfiance qui semble réciproque, même si Trump a, avec son franc-parler habituel, minimisé l’ampleur des cyberattaques chinoises, reconnaissant que les États-Unis faisaient de même. Derrière cette « précaution élémentaire », comme certains la qualifient, se cache une démonstration de force et un manque d’élégance flagrant, qui risque de laisser des traces durables dans les relations déjà complexes entre Washington et Pékin. Un nouvel épisode dans la guerre froide numérique.








