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Matthieu Pigasse, banquier et mécène, instrumentalise ses médias comme Radio Nova et Les Inrocks dans une bataille culturelle discutable contre la droite, soulevant des interrogations sur ses ambitions politiques et la liberté éditoriale.

L’énigmatique Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et mécène assumé de l’extrême gauche, instrumentalise désormais ses médias dans une croisade culturelle à peine voilée contre la droite. Une stratégie douteuse qui soulève des questions sur ses réelles motivations et ses ambitions politiques démesurées.

À la tête d’un empire médiatique comprenant Radio Nova et Les Inrocks, Pigasse semble accorder une liberté d’expression dangereuse à ses humoristes. Ces derniers, sous couvert de carte blanche, multiplient les polémiques clivantes, semant la discorde et attisant les tensions. Pourtant, le financier se défausse de toute responsabilité, un comportement des plus hypocrites face à l’ampleur des dérapages.

L’affaire de la publication de sa liaison par Libération a révélé la colère sélective de Pigasse. Alors qu’il prône la liberté éditoriale, il n’hésite pas à réprimander un journal qui ne lui est pas entièrement acquis. Une illustration flagrante de sa conception biaisée de l’indépendance de la presse, où seule la complaisance semble tolérée.

Son holding, Combat, regroupe une galaxie de médias et de festivals, mais Pigasse n’est jamais responsable des dérives de ses publications. Il se positionne en patron revendiquant la « bataille culturelle » un jour, puis plaide l’indépendance de ses rédactions le lendemain. Cette double casquette opportuniste pose un problème éthique majeur : quelle est la véritable influence de Pigasse lorsque ses médias incitent à l’insurrection et à la violence ? Une question qui reste sans réponse, laissant planer l’ombre d’une manipulation médiatique à des fins personnelles et politiques.