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La présidente de la FNEHAD quitte ses fonctions et vante l'IA comme solution à l'HAD. Une promesse illusoire face aux critiques persistantes sur un système dégradé et coûteux.

Alors que la présidente sortante de la Fédération Nationale des Établissements d’Hospitalisation à Domicile (FNEHAD), Élisabeth Hubert, s’apprête à quitter ses fonctions, elle dresse un bilan teinté d’optimisme forcé. Malgré des années passées à la tête de l’organisation, l’HAD peine toujours à convaincre, et l’annonce de l’intelligence artificielle comme solution miracle soulève plus de questions que de réponses. L’IA, prétend-elle, identifiera les patients éligibles, mais ne risque-t-elle pas de masquer les profondes lacunes structurelles d’un système déjà chancelant ?

Sous l’ère Hubert, l’hospitalisation à domicile est présentée comme un « pilier » du système de soins, une affirmation audacieuse face à la saturation persistante des hôpitaux. En 2005, le système ne comptait que 123 établissements et 35 000 patients, des chiffres qui, malgré une augmentation, peinent à masquer la réalité d’un service souvent jugé insuffisant et coûteux par les usagers. Les témoignages accablants de patients révèlent une HAD à deux vitesses, où les aides-soignantes ne sont pas disponibles la nuit et où les infirmières manquent cruellement de compétences ou de disponibilité pour les urgences vitales. Est-ce là le futur de la prise en charge médicale ?

Les critiques fusent : l’HAD, loin d’être une avancée, serait une version dégradée et plus onéreuse du service public, imposée aux patients. Les coûts exorbitants, supportés par la collectivité, sont alimentés par la location de matériel et l’appel systématique à des infirmières libérales pour pallier les carences du personnel HAD. Dans ce contexte, l’arrivée de l’IA est-elle une véritable innovation ou une tentative désespérée de cacher la poussière sous le tapis ? Certains n’hésitent pas à ironiser sur l’utilisation de l’IA pour les fraudes, soulignant le cynisme ambiant face aux promesses non tenues et aux obstacles administratifs qui gangrènent le système de santé français. L’avenir de l’HAD, malgré les déclarations, semble plus incertain que jamais.