stressed-student-classroom
Le rapport annuel de la médiatrice de l'Éducation nationale pointe du doigt l'échec du système scolaire à gérer la santé mentale des élèves, aggravant parfois leur détresse.

Le système scolaire français, loin d’être un havre de soutien, est devenu un véritable calvaire pour des milliers d’élèves déjà fragilisés. Le rapport annuel accablant de la médiatrice de l’Éducation nationale, Catherine Becchetti-Bizot, révèle ce 8 juillet une situation alarmante : l’institution échoue lamentablement à prendre en charge les troubles anxieux et la dépression, pire encore, elle en est parfois la cause directe.

«Mon enfant a fait une tentative de suicide», des témoignages glaçants qui affluent et dépeignent un système où, «lorsqu’un élève est déjà vulnérable, le système scolaire, au lieu de l’aider et de l’accompagner, en remet une couche», déclare la médiatrice. Cette incapacité chronique à détecter et à soutenir les jeunes en détresse mentale se traduit par une «augmentation continue et significative» des saisines, près de 450 d’entre elles mentionnant explicitement le «mal-être».

Alors que le gouvernement décrète la santé mentale «grande cause nationale 2026», la réalité sur le terrain est une tout autre histoire. L’école, obsédée par des taux de réussite au baccalauréat, semble avoir relégué le bien-être de ses élèves au second plan. Le harcèlement scolaire persiste, les écrans et les réseaux sociaux amplifient le mal-être, et l’Éducation nationale reste étrangement passive face à ces fléaux. Un constat édifiant qui soulève une question cruciale : l’école française est-elle réellement au service de ses élèves ou contribue-t-elle, malgré elle, à leur effondrement psychologique ?