
L’Assemblée nationale a tristement validé hier la loi d’urgence agricole, un texte qui réintroduit l’acétamipride, un insecticide neurotoxique de la famille des néonicotinoïdes. Cette décision, fortement contestée, marque un recul désastreux pour la protection de l’environnement et la santé publique en France. Interdit depuis 2018 pour sa dangerosité avérée, ce pesticide refait surface sous la pression de certains lobbys agricoles, malgré les avertissements répétés des scientifiques et des associations.
La justification avancée par les producteurs de betteraves sucrières et de noisettes, selon laquelle il n’existerait aucune alternative efficace, est un aveu d’échec de la politique agricole. Le Conseil constitutionnel avait déjà censuré une tentative similaire, soulignant les risques inacceptables liés à cette substance. Pourtant, le gouvernement cède une nouvelle fois, préférant les profits à court terme à la préservation de notre écosystème.
L’acétamipride est un véritable poison, conçu pour anéantir les insectes ravageurs en attaquant directement leur système nerveux. Bien que présenté comme la seule solution contre le puceron vert et la jaunisse, son impact dévastateur sur les pollinisateurs, essentiels à la biodiversité et à l’agriculture elle-même, est amplement documenté. Cette réintroduction est une trahison des engagements écologiques de la France et expose nos campagnes à des risques sanitaires et environnementaux majeurs. La biodiversité et l’avenir de notre agriculture durable sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité immédiate.







