
La France est plongée dans un brasier sans précédent, et l’éditorial d’Étienne de Montety met en lumière une réalité glaçante : 90 % des départs de feu sont d’origine humaine. Imprudence, inconséquence, et même, pire encore, des actes de pyromanie délibérés transforment nos paysages en enfer. Les conséquences écologiques, économiques et humaines sont absolument dramatiques, laissant un goût amer de désastre.
La Gironde, les Landes, la Corse, le Var… Ces noms évoquent désormais une sidération collective face à l’ampleur des incendies. Plus de 200 000 personnes déplacées, des dizaines de milliers d’hectares de forêts anéanties pour des décennies. Si l’on salue le courage des pompiers, véritables « soldats du feu » luttant contre la violence et les ruses de ces brasiers, force est de constater l’échec des politiques de prévention. Nos estivants, venus chercher repos et dépaysement, et nos commerçants espérant une activité fructueuse, se retrouvent plongés dans une véritable catastrophe économique et sociale.
Les conditions météorologiques extrêmes, entre sécheresse et canicules successives, sont bien sûr un facteur aggravant, mais elles ne peuvent masquer les carences criantes en matière de prévention. Les mesures prises se sont avérées notoirement insuffisantes. Alors que la nature semble reprendre ses droits, comme le soulignent certains commentaires amers, il est temps de se demander si nous ne sommes pas collectivement responsables de cette tragédie estivale qui laisse des cicatrices profondes et durables sur notre territoire.






