
La décision d’Emmanuel Macron de dissoudre l’Assemblée nationale en juin 2024 a plongé la France dans une crise politique et économique sans précédent, dont les conséquences désastreuses se font encore sentir. Ce coup de poker, censé clarifier le paysage politique, a en réalité engendré un chaos durable et un enlisement parlementaire. L’instabilité est devenue la nouvelle norme, les investissements ont ralenti et l’incertitude pèse lourdement sur l’avenir.
Six mois après ce « séisme politique », le bilan est accablant : une facture salée pour l’économie française, estimée à plusieurs milliards d’euros. Les marchés financiers ont tremblé, la dette publique s’est alourdie, et les entreprises, petites ou grandes, françaises ou étrangères, ont dû naviguer à vue face à un horizon politique bouché. Une étude de l’Insee a d’ailleurs révélé une forte contraction des investissements, tandis qu’un sondage Bpifrance-Rexecode montrait la profonde inquiétude des dirigeants.
La dissolution a également provoqué la suspension immédiate de l’ensemble des travaux parlementaires, laissant en suspens des projets de loi cruciaux. Un an plus tard, le constat est amer : l’Assemblée est incapable de dégager des majorités stables, le pays est « à l’arrêt ». Emmanuel Macron lui-même a dû admettre que sa décision avait généré plus d’instabilité que de sérénité.
Ce choix impulsif a non seulement mis fin aux mandats des députés de manière anticipée, mais il a aussi provoqué une campagne électorale intense et confuse, menant à une Assemblée nationale encore plus fragmentée. La promesse d’une clarification politique s’est transformée en une source de paralysie, illustrant cruellement les risques d’une gouvernance solitaire et déconnectée des réalités.






